C’est la première année qu’Albert Solé, réalisateur à la triple nationalité, se rend au Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier et il n’en est pas peu fier. Il faut dire qu’une partie de ses origines se trouve précisément à Montpellier et le festival devient une référence de plus en plus présente dans le panorama international. « J’avais très envie d’y participer ! », nous assure-t-il. Pour cette 33ème édition, il va alors présenter son film « Al final de la escapada » dans la catégorie documentaire, une catégorie que la plateforme cine4me jugera avec la création du « Prix cine4me du documentaire méditerranéen ».

Justement lorsqu’on lui parle de vidéo à la demande, Albert Solé rétorque : « Je pense très sincèrement que la VOD est le futur. Aussi bien pour la musique que pour le cinéma. Bientôt nous consommerons la plus grosse partie de produits culturels sur les plateformes de VOD ». Dans le domaine cinématographique, il admet que « même si les chiffres d’affaire sont encore timides, en grande partie à cause de la piraterie, les usagers commenceront bientôt à comprendre l’utilité de cette modalité ». Et d’ajouter qu’il se sent très heureux de que ses films soient présents sur ces plateformes.

Par ailleurs, Albert Solé se décrit comme hyperactif. Il se sert du genre documentaire comme d’un « outil merveilleux pour pousser les débats, pour faire ouvrir les yeux à d’autres réalités ». Avec sa société Minimal Films il travaille actuellement sur plusieurs projets. Il est en préparation d’un documentaire international sur la contamination acoustique, un sujet qui a des implications sur d’autres domaines. « Dans une petite ville des Etats-Unis par exemple, ils ont trouvé qu’en réduisant le bruit ils réduisaient aussi les taux de délinquance. C’est une conclusion qui m’a parue très intéressante », affirme Albert Solé.

S’il gagne le Prix cine4me, il compte continuer à travailler « avec la force renouvelée que donne la reconnaissance à notre travail. Et d’autant plus si cette reconnaissance vient de Montpellier ! ».

Enfin, lorsqu’on lui demande le message qu’il veut faire passer à travers ce documentaire au Cinemed, il répond : « il y une phrase à la fin du film qui pour moi définit parfaitement le message du film et, en général, de mon travail. C’est Marcos Ana, un grand poète espagnol qui la prononce. Il a passé 23 ans dans les prisons du franquisme. Il dit : “Tourner la page de l’Histoire, oui, mais après l’avoir lue”. Nous avons tendance à négliger le passé mais il faut comprendre que sans bien le connaître on ne peut pas dessiner le futur. »

Il sera présent au Festival de Montpellier où nous le rencontrerons. En attendant, vous pouvez lire ses interviews exclusives dans le magazine de cine4me et d’autres nouvelles du Cinemed très prochainement !